Honda 125 Twin Index du Forum
125
Twin
Forum dédié a tous les passionnés de mécanique,
et de ces motos qui ont marqué leur époque
du début des années 70 a nos jours
125
Twin
Répondre au sujet
V MAX...
ursulou
Membre confirmé

En ligne
Inscrit le: 22 Fév 2015
Messages: 1 000
Répondre en citant
PublicitéSupprimer les publicités ?
Boitier Rouge

DEUX ROUES
21
Yamaha VMax: dragster à deux roues
By Paul @@boitierrouge · On décembre 29, 2016
C’est la plus américaine des japonaises. Ostentatoire et décontractée à la fois, et surtout musclée, pour ne pas dire brutale, son nom à lui seul sonne comme une charge de cavalerie. Prononcez le au milieu d’un troupeau de motards sauvages et vous sentirez instantanément l’air ambiant se saturer de testostérone. VMAX, quatre petites lettres pour quatre gros cylindres suralimentés dont le seul objectif dans la vie est de torturer du pneu arrière.



Digne héritière d’une noble lignée de run-bikes aussi excitantes que dangereuses, la Yamaha VMAX se distingue de ses devancières Kawasaki 750 H2 et Honda CBX 6 (entre autres) en s’inscrivant dans un univers jusqu’alors inexploré par l’industrie motocycliste – une sorte de croisée des chemins mythique et populaire : le street-drag à la sauce US. Tournant le dos au style Grand-Prix-vieux-continent-piste-et-combinaison-en-cuir des machines performantes alors en vogue, la VMAX n’en est pas moins une bête de course… Pourquoi ? Comment ? La réponse repose dans une étrange combinaison faite d’ADN de sprinteuse japonaise et de gènes de Muscle-Car américaine. Paradoxal et efficace. Loin du déploiement d’énergie nécessaire à la NASA pour envoyer un jazzman marcher sur la lune, il aura suffit à Yamaha de propulser 270 kg (pilote non compris) sur 400 mètres en 11 secondes pour faire naître une légende.



Tout commence au début des années 80, en Louisiane, par une chaude nuit d’été. Un petit groupe d’ingénieurs de la branche US de la Yamaha Motor Corporation cherche un peu de fraicheur en arpentant une route isolée. Et là, paf ! Ils débusquent une bande de fêlés qui tatannent du bitume dans la plus pure tradition ricaine : le street-drag. Le but du jeu est simplissime, deux concurrents, départ côte à côte, le premier qui franchit la ligne d’arrivée située un quart de mile (400 mètres) plus loin a gagné. La plupart du temps, ce sont des Muscle-Cars boostés qui s’affrontent, mais ce soir là les petits gars de chez Yam’ tombent sur des motards. Ambiance redneck, banjo, harmonica et zone rouge. Les mecs sont bluffés et le lendemain ils se rendent au bureau avec une idée fixe logée dans le cortex : créer une machine qui fera la loi sur 400 mètres. La petite idée se promène de bureau en bureau, on est dans les années 80, pas la peine d’en rajouter, le grand QG valide l’opération. Le concept est posé, les fonds débloqués et une équipe est formée. Le futur missile sol-sol de la marque au diapason sera même conçu chez l’oncle Sam.



Dans les eighties, les japonais règnent en maîtres sur la planète moto. Leur arme fatale : le quatre cylindre en ligne. Fiable, mélodieux, coupleux et puissant, il équipe la quasi-totalité des productions niponno-sportives et autres routières de l’époque. Qu’ils officient chez Honda, Suzuki, Kawasaki ou Yamaha, les ingénieurs japonais connaissent ce moteur sur le bout des baguettes. Les quatre cylindres issus de l’empire du soleil levant sont tous plus excellents et performants les uns que les autres. Pourtant, chez Yamaha USA, de 4 en ligne il ne sera pas question. Là bas, qui dit street-drag dit muscle-car, et qui dit muscle-car dit V8. À ce sujet, Ed Burke, membre de l’équipe chargée du développement de la VMAX, se souvient : « On cherchait à fabriquer une moto tout aussi musclée. En gros, on s’est dit qu’elle devait être la plus grosse et la plus méchante qui soit. » Ce n’est donc pas dans la gamme sportive qu’on va chercher un moteur pour la future muscle-bike. Également écarté, le V2 équipant les modèles « custom » pourtant très américanisants et en vogue à l’époque, c’est beau un V-twin mais c’est trop mou. Rien que de très logique finalement… Quand on y pense, le choix tombe sous le sens. Le coeur de la VMAX sera le fort conséquent 1200 cc V4 qui officie habituellement sous les jupes de la non moins énorme Venture. Concurrente directe de la célèbrissime Honda Goldwing, la Venture est tout simplement la plus grosse Yam’ disponible au catalogue ; et quand on sait avec quelle aisance ce V4 promène les 335 kg du vaisseau amiral (à vide !), on imagine tout de suite son potentiel.


La Venture donne son V4 à la VMAX
L’équipe se met donc au travail. Premier point, la VMAX ne se pilotera pas nez dans la bulle et cul en l’air, mais plutôt assis bien droit, limite décontracté. Destinée au marché US en priorité, c’est le style « custom » qui est retenu. Et côté moteur, l’ingénieur maison, Atsushi Ichijo – qui se trouve être un passionné d’avions de chasse – n’a qu’une envie : pourfendre de l’enclume milwaukienne. Il revoit la carburation, l’admission, l’échappement et ajoute une petite fantaisie personnelle joliment nommée VBOOST. Loin d’être anecdotique, le VBOOST n’est ni plus ni moins que le coeur du projet tout entier. Tout muscle-car qui se respecte se doit d’être équipé d’un big block suralimenté… Alors la VMAX aura elle aussi droit à sa cure de vitamines. Mais toute américaine qu’elle est, miss Yam’ ne va pas se contenter d’un bête compresseur volumétrique. Il lui faut quelque chose de moins grossier, plus fin, plus nippon quoi. Moyennant une admission d’air forcé, matérialisées par les deux fameuses écopes trônant de chaque côté de la moto, un calculateur électronique gère un jeu de clapets au niveau des carburateurs qui vont se charger, passé un certain régime, de sur-gaver les cylindres de mélange air-essence. Et Yamaha de ré-inventer le coup de pied au cul.


Jean-Claude Olivier fait le zouave sur sa VMAX
La VMAX est un succès, les chiffres de production sont difficiles à trouver mais on parle en général de 2000 à 2500 unités vendues par an sur le marché nord-américain, entre 1985 et 2003, et 700 à 750 machines annuelles en France sur la même période… La France ayant été le second marché le plus important pour la VMAX alors qu’elle n’aurait jamais dû y poser les roues ! Heureusement Jean-Claude, alias JCO, le mec le plus cool du monde de la moto de France (avec JMB et Coluche) a un coup de foudre pour la VMAX. Jean-Claude Olivier, directeur de Yamaha Motor France, décide de faire venir quelques VMAX en France et les fait parader en toute innocence à Saint-Trop’ pendant l’été 85. Comme d’habitude, Jean-Claude a le nez creux, la VMAX fait sensation et dans les mois qui suivent l’opération les concessionnaires sont submergés de visiteurs. Feu vert du Japon, la muscle-bike figure au catalogue français dès 1986 et y restera jusqu’à la fin de sa carrière ! Hélas les pouvoirs publics hexagonaux et européens en général restent intraitables, la VMAX oui, le VBOOST non. Chez nous l’attelage est tracté par 102 canassons, certes fougueux mais tout de même un peu à la peine face aux 270 kg à sec de la bête (clairement, les ingénieurs américains n’ont pas brillé dans les réunions « sus à la surcharge pondérale »). D’autant plus frustrant quand on sait que de l’autre côté de l’atlantique, c’est une vraie charge du Général Custer, avec trompette, coups de feu et 145 pur-sangs qui martyrisent le pneu arrière à chaque accélération. Là bas, la VMAX est bel et bien la reine du 1/4 de mile, le 400 mètres départ arrêté est abattu en 11 secondes… C’est mieux qu’une GSXR.



Heureusement pour nous, la VMAX n’est pas qu’un dragster. C’est aussi et surtout un superbe coup de crayon, avec son look de Harley bodybuildée, sa grosse selle avec boudin-amortisseur-à-cul (bien utile aux states) et, merveille de trouvaille de demi dieu du design : ses écopes d’avion de chasse. Son look à marqué les esprits si durablement que la bécane n’a visuellement pas changée en près de 20 ans de carrière. Seules quelques améliorations techniques sont intervenues en 1993 : une meilleure fourche, de plus gros freins et un moteur moins puissant (95 CV en europe) mais plus coupleux. De l’avis général la VMAX n’est pas une merveille de maniabilité à basse vitesse, de vivacité en virage ou encore de stabilité en grande courbe. Mais, elle a été taillée pour les US, là bas on ne l’appelle pas custom ou roadster mais power cruiser. Tout est dit. C’est une machine à griller tout ce qui roule au démarrage et éventuellement tailler de la ligne droite interminable… Sur 130 kilomètres à tout casser. Elle fera des émules plus tard, des motos moins grandes gueules, plus routières… Ce sera d’ailleurs la catégorie reine des années 90 et 2000 : les fameux roadsters. Mais les Bandit et autres CB 1000 Big One ne sont que des dérivées, des cousines éloignées et assagies. La reine VMAX est restée unique en son genre. Kawasaki et Honda s’y sont un peu frottés, respectivement avec la ZL 1000 Eliminator et la 750 VFCH (Magna) mais sans remporter le même succès.



On peut enfin noter deux spin off dignes d’intérêt dans la carrière de la VMAX. La sortie d’une petite soeur, FZX 750 (1987-1998, nommée Fazer 750 aux USA), au look très similaire mais motorisé par un plus classique 4 en ligne ; et l’arrivée tardive d’une remplaçante, nommée VMAX 1700, en 2009, encore plus grosse et encore plus méchante mais peut être devenue un peu anachronique… À vous de voir.


La petite soeur de la VMAX, la FX 750
Aujourd’hui rouler en VMAX est relativement accessible, comptez entre 3000 et 8000 Euros pour un exemplaire plus ou moins kilométré en bon état. Fuyez tout exemplaire ayant fait l’objet d’un VBoostage maison. Et si le fameux système réservé aux versions US vous fait vraiment envie, il va falloir débourser beaucoup plus, soit pour en faire venir une de là bas, soit pour dénicher une rare VMAX suisse importée par le turbulent Fritz Egli et modestement nommée Egli VMAX ; et dans un cas comme dans l’autre, amusez vous bien avec l’administration française.



Alors si vous aimez partir comme une balle à chaque feu vert (effet garanti, même avec une VMAX française), si vous aimez les dragsters à la tenue de route élastique, si vous aimez freiner dans un mouchoir de poche mais que vous préférez les draps de bain, si vous aimez avoir l’entre-jambes garni de 270 kg d’acier, si vous aimez votre pompiste et surtout si vous craquez pour sa gueule inimitable (à la VMAX, hein, pas votre pompiste… enfin si aussi un peu, il faudra bien, vu que vous lui rendrez visite tous les 130 kilomètres)… Roulez en VMAX !

Texte: Thierry Vincent
V MAX...
Moaialoa
Membre actif

Hors ligne
Inscrit le: 18 Déc 2017
Messages: 40
Répondre en citant
Salut, pas grand chose d'autre à rajouter, c'est tout ça un Maxou . . . . Finalement, ça ne sert pas à autre chose que de tourner la poignée dans les bouts droits pour s'allonger les bras et de profiter du bruit du V4.
Couple toujours présent et montées en régime étonnantes. Cette bécane mérite sa place dans une collection, c'est ce que j'ai fait Très heureux Très heureux Très heureux mais c'est sûr que pour les petites balades cools j'en prends une autre dans mon garage ! ! !

________________________________________________________________________________
DAX 70 / SL 125 / TWIN T1 / CM 125 / XL 250 / CL 350 K4 / CL 77 / SL 350 K1 / SL 350 K2 / CB 350 K4 / CB 450 K2 / 350 FOUR / 500 FOUR K1 / 750 FOUR K2 / 900 BO / CBX 1000 / V-MAX 1200
V MAX...
ursulou
Membre confirmé

En ligne
Inscrit le: 22 Fév 2015
Messages: 1 000
Répondre en citant
Salut.c'est fonc bien cela:peu maniable,mais coup de pied au cul garanti?en tout cas cest sur:belle gueule garantie!!!
V MAX...
Moaialoa
Membre actif

Hors ligne
Inscrit le: 18 Déc 2017
Messages: 40
Répondre en citant


Mon Maxou à moi Très heureux Très heureux Très heureux

________________________________________________________________________________
DAX 70 / SL 125 / TWIN T1 / CM 125 / XL 250 / CL 350 K4 / CL 77 / SL 350 K1 / SL 350 K2 / CB 350 K4 / CB 450 K2 / 350 FOUR / 500 FOUR K1 / 750 FOUR K2 / 900 BO / CBX 1000 / V-MAX 1200
V MAX...
ursulou
Membre confirmé

En ligne
Inscrit le: 22 Fév 2015
Messages: 1 000
Répondre en citant
V MAX...
ursulou
Membre confirmé

En ligne
Inscrit le: 22 Fév 2015
Messages: 1 000
Répondre en citant
J'ai toujours entendu que le modele dit "americain" etait equipé dun turbo(modele qui etait autorisé en Suisse et en Allemagne)..mais apparemment le Vboost nest pas vraiment un turbo?
V MAX...
Moaialoa
Membre actif

Hors ligne
Inscrit le: 18 Déc 2017
Messages: 40
Répondre en citant
Non, le Vboost n'est pas un turbo, c'est clairement expliqué dans le texte de Thierry Vincent.

________________________________________________________________________________
DAX 70 / SL 125 / TWIN T1 / CM 125 / XL 250 / CL 350 K4 / CL 77 / SL 350 K1 / SL 350 K2 / CB 350 K4 / CB 450 K2 / 350 FOUR / 500 FOUR K1 / 750 FOUR K2 / 900 BO / CBX 1000 / V-MAX 1200
V MAX...
ursulou
Membre confirmé

En ligne
Inscrit le: 22 Fév 2015
Messages: 1 000
Répondre en citant
Des prises d'air et clapets...(?)...par contre javais connu un gars qui en avait achete un vboost (en suisse il me semble) et navait jamais pu lassurer en France mais roulait parfois avec:a deux dessus il avait boité un gars seul sur un vmax autorise en France:cetait limite inconduisible sur les routes tres courbees...( il mavait parlé d'un lumiere qui sallumait vers le compteur lorsquil prennait le couple maxi)..tres belle machine en tout cas!!
V MAX...
Contenu Sponsorisé

V MAX...
Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures  
Page 1 sur 1  

  
  
 Répondre au sujet